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Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie
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Changement climatique

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Contexte et enjeux

 

 
Le développement des activités humaines accroît l'effet de serre, avec pour conséquence une augmentation de la température à la surface du globe et un risque d'importants changements climatiques sur la planète. La communauté internationale a pris  conscience de l'enjeu et élabore des mesures pour lutter contre ce phénomène.
  • Un phénomène naturel vital

L'effet de serre est un phénomène naturel. Présents en petite quantité dans l'atmosphère, certains gaz comme la vapeur d’eau, le dioxyde de carbone (CO2) ou le méthane (CH4) retiennent une large part de l’énergie solaire renvoyée vers l’espace par la terre. Ce faisant, ces gaz à effet de serre (GES) maintiennent l’atmosphère à une température moyenne d'environ 15°C. Sans eux, le thermomètre descendrait à -18°C, interdisant de facto le développement de la vie.

  • Un phénomène déséquilibré par l'Homme
Avec la révolution industrielle, le charbon est devenu le combustible des sociétés industrialisées et en développement. Avant d’être détrôné, à la fin de la seconde guerre mondiale, par le pétrole.
Problème : la combustion de ces combustibles émet du gaz carbonique (appelé dès lors le CO2 énergétique). En 2009, plus de 80 % de l’énergie que nous consommons au niveau mondial est produite par le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Cette dépendance aux combustibles « fossiles » devrait durer encore plusieurs décennies, estime l’Agence Internationale de l’Energie (AIE). En 157 ans, l’Humanité a multiplié par 145 ses émissions de gaz à effet de serre (GES) ! Tout naturellement, la concentration de CO2 dans l’atmosphère s’est accrue en conséquence. Selon l’Organisation météorologique mondiale, la concentration de CO2 dans l’atmosphère s’est élevée, en 2008, à 385.2 ppm, contre 280 ppm en 1750. Cet accroissement de la concentration en GES a provoqué une élévation de la température moyenne globale. Entre 1906 et 2005, elle s’est accrue, en moyenne, de 0,74°C, indique le GIEC dans son 4ème rapport d’évaluation, paru en 2007. Pour la France, cette élévation atteint 0,95°C, précise l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique (ONERC), dans son rapport de novembre 2009.
  • Certitudes et incertitudes
La production et la consommation d’énergie étant à l’origine de 70 % de nos émissions de GES, ces émissions vont continuer d’augmenter ces prochaines années. Au rythme actuel, les rejets de GES devraient croître de 43 % d’ici à 2030, selon les dernières estimations de l’AIE. A moins d’engager d’ambitieuses politiques combinant maîtrise de la consommation d’énergie, développement des énergies non carbonées (nucléaire et renouvelables) et de la séquestration géologique du carbone.
  • Les conséquences des changements climatiques
Au niveau planétaire, les climatologues constatent déjà de nombreuses conséquences du réchauffement global. La plus évidente est la disparition progressive des glaces telluriques (glaciers et banquise terrestre).
Dans l’océan Arctique, les mesures réalisées par les satellites montrent que, depuis 1978, l’étendue annuelle moyenne des glaces diminue de 2,7 % par décennie. Sous le double effet de la fonte des glaces terrestres et de la dilatation thermique, le niveau des mers et des océans, rappelle le GIEC, monte de 3,4 mm/an, en moyenne. Principal « puits » de carbone de la planète, l’océan absorbe des quantités considérables de gaz carbonique. L’efficacité de ce rôle d’éponge à carbone pourrait être diminuée. Dissous dans les eaux marines, le gaz carbonique produit de l’acide carbonique qui acidifie l’eau. Cette acidification réduit les capacités d’absorption du CO2 du milieu océanique. Depuis un demi-siècle, les dates de début des vendanges ont avancé de 3 semaines. Ce réchauffement, constate l’Onerc, est accompagné d’une augmentation des précipitations hivernales et automnales (entre 5 et 35 %) et d’une baisse des précipitations estivales. En raison du bouleversement du régime des pluies, la sécheresse pourrait progresser dans les zones semi-arides, exposant des centaines de millions de personnes à la sécheresse. Le rendement des cultures céréalières devrait baisser. Toujours plus nombreuses, les vagues de chaleur pourraient entraîner un déplacement de la mortalité de l’hiver vers l’été.
  • Un lien entre ozone et climat ?
Le « trou » dans la couche d’ozone et le changement climatique n’ont rien à voir.
Le premier désigne la diminution des particules d’ozone dans la haute atmosphère. Ce phénomène accroît la concentration de rayons UV, nocifs, dans la lumière solaire.
Le second englobe les phénomènes concourant au réchauffement de la température moyenne globale.
Seul point commun entre trou d’ozone et réchauffement : ils sont provoqués par l’émission anthropique de grandes quantités de gaz (CFC pour l’ozone et GES pour le climat).
  • Le GIEC, en bref
Créé en 1988 par l’ONU, le Groupe Intergouvernemental des Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) a pour vocation d’établir régulièrement l’état de la science climatologique. Comptant plus de 2000 scientifiques, ce réseau mondial ne mène pas de recherches mais synthétise les résultats des études parues dans la littérature scientifique mondiale. Ces synthèses sont compilées dans un rapport d’évaluation (le 4ème est paru en 2007), dont les conclusions sont rédigées avec les gouvernements.
  • Les GES réchauffent-ils tous pareils ?
Les gaz à effet de serre (GES) n’ont pas les mêmes caractéristiques, ni la même durée de vie. Résultat : ils ne captent pas les rayons infrarouges de la même façon. Pour pourvoir les comparer entre eux, les scientifiques ont inventé le pouvoir de réchauffement global (PRG). Cette notion estime la capacité de chaque GES à renvoyer de l’énergie durant une période donnée. Cette valeur ne se mesure pas dans l’absolu mais se compare au PRG du gaz carbonique. Exemple : le méthane a un PRG 25 fois supérieur à celui du CO2.
  • Et si on ne faisait rien ?
Les climatologues du GIEC établissent des scenarii pour l’avenir. Baptisés A1FI, A1B ou B2, ils évaluent, avec des probabilités plus ou moins grandes, les conséquences pour la fin du siècle de nos actions actuelles. Le pire d’entre tous est le scénario A1Fl. Il part du principe qu’aucun pays ne réduit sa consommation d’énergie ni ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Conséquence : les émissions mondiales de GES triplent, en moins d’un siècle, et la température globale moyenne bondit de 6°C.


Source : 4ème Rapport d’évaluation du GIEC, 2007

Focus

  • Vidéo - 6 milliards d'Autres Témoins du climat
    Vidéo 6 milliards d'Autres - Témoins du climat, lien vers la vidéo

    L'ADEME a soutenu ce projet de Yann Arthus-Bertrand qui donne la parole à 600 témoins dans 17 pays qui vivent déjà les conséquences des changements climatiques au quotidien et à des scientifiques qui expliquent que ces phénomènes sont bien réels mais pas encore inéluctables.

En savoir plus


Sites à consulter

  • Club CO2
    Logo du Club Co2, lien vers le site : www.clubco2.net
    A l'initiative de l'ADEME, le Club CO2 est un lieu d'échanges, d'information et d'initiatives dans le domaine des études et des développements technologiques en matière de captage, transport et stockage géologique du CO2.

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